Licence professionnelle « Management de la qualité »

Année universitaire 2003/2004

 

 
 

 

 

 

 

MEMOIRE

 

Mise en place d’une démarche de management par la qualité

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Sommaire

 

1     Résumé. 3

2     Remerciements.. 3

3     Présentation de la société. 3

3.1      Le service Organisation.. 3

4     Présentation de la mission.. 7

4.1      Définition de la mission.. 7

4.2      Pourquoi une démarche de management par la qualité à SOCIÉTÉ X ?. 8

4.3      Présentation de l’accord de Bale 2. 10

4.3.1       Les trois piliers de Bâle 2. 11

4.3.2       Quels sont les risques opérationnels à recenser ?. 12

4.4      Présentation du règlement 2004-02 du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière  13

4.5      Les liens entre l’accord de Bâle 2, le règlement 2004-02 et la démarche de « Management par la qualité ». 15

5     Le projet « Management  par la qualité ». 17

5.1      Présentation de l’existant.. 17

5.2      Vers une démarche de management par la qualité. 18

5.3      Déroulement du projet et moyens mis en œuvre : 22

5.3.1       Les réunions « Management par la qualité ». 24

5.3.2       Communication et suivi de projet 30

5.3.3       Traitement des fiches de recensement : Constitution de la base de données. 33

5.3.4       Le projet « Plan de Continuité d’Activité ». 38

6     Bilans.. 41

6.1      Bilan sur le projet.. 41

6.2      Bilan personnel, enseignements sur la mission.. 42

7     Conclusion.. 43

8     Lexique. 44

9     Bibliographie / Sources.. 45

10       Annexes.. 46

 


 

1                     Résumé

PARAGRAPHE SUPPRIME

CONFIDENTIEL

2                     Remerciements

PARAGRAPHE SUPPRIME

CONFIDENTIEL

 

3                     Présentation de la société

 

PARAGRAPHE SUPPRIME

CONFIDENTIEL

 

3.1           Le service Organisation

La société XXXXX est composée, à ce jour, de 370 personnes.

 

 

Ma mission s’est déroulée au sein du service Organisation qui est composé de 10 personnes.

 

 


 

 

Les diverses missions du service Organisation :

 

-         Gérer les relations entre les utilisateurs et les différentes informatiques Gérer des relations dans le cadre de la Hot-line dysfonction

-         Gérer des projets : assistance à maîtrise d'ouvrage

Plusieurs types de sujets traités :

·        Les demandes de qualité

Evolutions légères des applications existantes

 

·        Les demandes de développements

Nouvelles fonctionnalités à mettre en œuvre

Création de nouveaux produits

 

·        Les évolutions "purement" informatiques, techniques

Evolutions des protocoles de caisse ayant des impacts

Evolutions techniques sur l'informatique de gestion

(ex : modification de structure de table…)

Evolutions techniques sur la télématique

-           

 

Pour la gestion de projet, le service Organisation applique une méthodologie de gestion de projet de type technique. Le service intervient à toutes les étapes en tant qu’assistance à maîtrise d’ouvrage ou bien, expertise dans certains domaines.


 

Schéma des étapes de la gestion de projet :

 

 

 

 

Une véritable assistance à maîtrise d'ouvrage pour les différents utilisateurs :

-         Le service Organisation participe activement à l'écriture des cahiers des charges :

Via des interviews des garants des projets,

Via des interviews des opérationnels pour la description de l'existant.

-         L'analyse critique de l'existant doit également permettre de mettre en évidence des organisations non adaptées ou à revoir.

-         Chaque étape du cahier des charges est validée par les utilisateurs à l'origine de la demande (ou le groupe projet)

 

Le service Organisation a en charge la stabilisation des besoins et fait préciser les demandes des utilisateurs en fonction des contraintes techniques.


 

Les autres missions du service Organisation :

-      La gestion des habilitations sur xxxxxx[1], magasins et siège (1900 personnes).

-      La gestion des cartes de démarchage produits financiers et prêt d'argent.

-      La gestion des cartes professionnelles assurance-vie.

-      La mise à jour et la diffusion des procédures.

-      La gestion de la relation avec les différents opérateurs pour la fabrication de la carte.

-      La validation des fichiers de fichage ou défichage de déclaration FICP adressés à la Banque de France chaque mois.

-      Le paramétrage des opérations commerciales épargne et assurance-vie.

-      Le suivi du paramétrage des opérations commerciales carte et crédit.


 

4                     Présentation de la mission

Pour bien appréhender le but de ma mission, il est indispensable d’expliquer les objectifs et les obligations légales auxquelles la société X doit répondre. Il s’agit de présenter dans ce chapitre la définition de la mission ainsi qu’un résumé des obligations légales.

 

4.1           Définition de la mission

 

 

La société X a pris la décision de lancer un projet d’entreprise nommé « Projet Management par la qualité », qualifié de stratégique.

 

Ce projet a un double objectif :

-         Mettre en place une démarche de management par la qualité dans les services

-         Répondre à des obligations légales de recensement des risques opérationnels[2], des activités, des outils et des procédures dans le cadres de l’accord de Bâle 2 et du règlement 2004-02 du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière (CRBF).

 

L’objectif de ma mission est de présenter le projet « Management par la qualité » et introduire des nouvelles notions de management et de qualité. D’autre part, inciter les managers à travailler sur des projets réglementaires en leur présentant plus attractif.

 


 

4.2           Pourquoi une démarche de management par la qualité à SOCIÉTÉ X ?

 

La mise en place d’une démarche de management par la qualité répond aux attentes suivantes :

 

-         Le groupe YYYYY, dont fait partie la société X, organise périodiquement des interviews de salariés (audit salarial) afin de mesurer leur satisfaction en terme de métier et d’encadrement. Pour la société X, un des axes d’amélioration, identifié lors du dernier audit de 2003, était la mesure de la qualité du travail. En effet, les collaborateurs ont mis en évidence le fait de n’être jugé que sur le quantitatif (combien) et pas ou peu sur la qualité (comment) de leur production.

 

-         De nombreuses informations, provenant essentiellement des clients, ne sont pas exploitées. En effet, notre service Relations Clients reçoit de nombreuses suggestions ou demandes qui ne sont pas traitées alors qu’elles pourraient nous faire progresser. La qualité liée à nos services et nos produits pourrait encore augmenter en tenant compte des retours clients. L’écoute client est un élément indispensable pour mettre en place un système qualité.

 

-         Pour augmenter la satisfaction Clients (interne ou externe), il est important de connaître à quel niveau se produisent des dysfonctionnements générateurs de non-qualité. Un Client satisfait est un client fidèle.

 

-         Les actes de non-qualité engendrent des manques à gagner voire des pertes. En travaillant sur la qualité, nous agissons sur le chiffre d’affaires de la société, la pérennité de l’entreprise et indirectement sur la rémunération des collaborateurs (primes de performance, d’intéressement et de participation).


 

-         La démarche va également permettre la mise à plat des activités et, par la suite, des processus des différents services. Les outils évoluent mais pas forcement les activités. Il est bon que les services se posent les questions suivantes : toutes mes activités sont-elles encore justifiées ? Ont-elles une réelle valeur ajoutée ? Il est également important de s’interroger sur l’obsolescence, ou non, de certaines procédures ou méthodes de travail. Ces questions ont pour but de valoriser le travail des collaborateurs et d’agir sur l’efficacité et la productivité.

 

-         Les managers ne passent pas assez de temps au management proprement dit. Leur temps est essentiellement consacré au traitement de taches administratives.

 

-         Le chiffre d’affaires n’étant pas au niveau des objectifs fixés, il est important de réduire les coûts de traitement (frais généraux, optimisation des ressources) et de non qualité.

 

 

Pour présenter le projet, il est possible de répondre aux questions du QQOQCP :

Qui :   Tous les collaborateurs de la société X.

Quoi : Mise en place du démarche de management par la qualité.

Où : Dans tous les services de la société X.

Quand : A partir du mois de janvier 2004.

Comment : En impliquant tous les collaborateurs dans une nouvelle démarche de management par la qualité grâce aux différents moyens mis en œuvre (réunions, communication, suivi personnalisé,…).

Pourquoi : Répondre aux trois types d’attentes (Collaborateurs, Clients, Réglementaire).


 

4.3           Présentation de l’accord de Bale 2

 

Le projet « Management par la qualité » entre dans le cadre d’une obligation légale de recensement des risques opérationnels pour les établissements financiers.

 

Cette obligation légale est décrite dans l’accord de Bâle 2. Il m’était donc important de comprendre le contenu de cet accord.

Toutes les informations ci-après sont la synthèse de mes lectures et de mes recherches.

 

En 1988, le comité de Bâle[3] a instauré un accord sur les fonds propres destinés aux banques. Depuis lors, les activités bancaires, les pratiques de gestion des risques, les méthodes prudentielles et les marchés financiers ont connu d’importantes mutations.

En 2003, le nouvel accord de Bâle sur les fonds propres (ou accord de Bâle 2) est signé. La transition entre l’accord de Bâle et l’accord de Bâle 2 commencera dès 2006. Mais il faudra attendre 2007 pour son entrée en vigueur définitive.

L’accord de Bâle 2 prévoit trois méthodes de calcul du ratio[4] de fonds propres.

 La société XP a jugé que la méthode dite « Approche Mesures Complexes » (AMC ou AMA pour Advanced Measurement Approaches) était la plus adaptée. Cette méthode exige le recensement des risques.

Le recensement des risques opérationnels va permettre de déterminer le coût lié à ce risque. Le montant entrera dans le calcul du ratio de fonds propres. Il est donc important d’identifier puis de réduire au maximum les risques opérationnels en mettant en place des actions préventives et correctives voire palliatives.

 

 

 


 

 

4.3.1     Les trois piliers de Bâle 2

 

L’accord de Bâle 2 comporte 3 piliers.

 

Dans le premier pilier de Bâle 2 nommé « exigences minimales de fonds propres » nous retrouvons trois types de risques. Les risques de crédit et de marché étaient déjà présents dans le premier accord de Bâle. L’inclusion des risques opérationnels est une innovation.

 

Les dispositions du deuxième pilier règlent le processus de contrôle et la surveillance de la couverture en capital par les autorités prudentielles nationales.

 

Enfin, le troisième pilier a pour but d’assurer la transparence de l’information en soumettant les banques à une plus grande discipline de marché.

 

Représentation graphique des 3 piliers de l’accord de Bâle 2 :

 

 


Dans

 

 

 

 

4.3.2     Quels sont les risques opérationnels à recenser ?

 

L’accord de Bâle prévoit la définition suivante : « Le risque résultant d’une inadaptation ou d’une défaillance imputable à des procédures, personnels et systèmes internes ou à des évènements extérieurs»

 

 

Il existe donc quatre types d’incidents identifiés devant entrer dans le recensement :

-         La perte.

-         Le manque à gagner.

-         Le near-miss (événement qui pourrait ou aurait pu engendrer une perte mais sue l’on a su maîtriser).

-         Le gain lié à un risque opérationnel.

 

 

Nous pouvons prendre comme exemples les grandes typologies de risques opérationnels  suivantes : Fraude interne et externe, Problème lié à la gestion du personnel ou Interruption partielle ou totale des systèmes ou des processus.

 

Autant l’accord de Bâle 2 a prédéfini des grandes typologies de risques, autant chaque banque doit définir et recenser ses propres risques. 

 

Par contre, aucune indication précise n’a été fournie quant à la granularité du risque. A partir de quel montant devons-nous recenser le risque ? Quelle est la limite de criticité ?


 

4.4           Présentation du règlement 2004-02 du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière

 

 

Le règlement 97-02 du 21 Février 1997 relatif au contrôle interne des établissements de crédit a été modifié à plusieurs reprises. Les nouvelles modifications apportées par le règlement 2004-02 du 15 Janvier 2004 visent notamment à prendre en compte certaines préconisations faites par le Comité de Bâle dans le cadre de l’accord de Bâle 2.

 

Désormais, un plan de continuité d’activité (PCA) est exigé aux établissements financiers. Il est défini comme «l’ensemble des mesures à assurer, selon divers scénarios de crises, y compris face à des chocs extrêmes, le maintien, le cas échéant de façon temporaire selon un mode dégradé, des prestations de services essentielles de l’entreprise puis la reprise planifiée des activités» (art 4. point n).

 

Ce plan doit être documenté et régulièrement apprécié, notamment en terme de moyens mis en œuvre, de cohérence et d’efficacité. L’organe délibérant[5] doit être régulièrement informé des mesures prises pour assurer la continuité de l’activité et de l’appréciation portée sur l’efficacité des dispositifs mis en place.

La définition du risque opérationnel est mise à jour. Elle est désormais conforme à celle du Comité de Bâle et elle inclut désormais le risque juridique.

 

Le recensement des risques opérationnels est donc nécessaire, non seulement pour la mise en place de l’accord de Bâle 2 mais également, pour répondre au règlement 2004-02.

 

Les modifications du règlement 97-02 sont applicables depuis le mois d’avril 2004 à l’exception de celles relatives aux plans de continuité d’activité dont la date d’application était fixée au 1er Juillet 2004.


 

La mise en œuvre d'un plan de continuité d'activité se fait en plusieurs étapes.

 

La première étape consiste à identifier chaque métier et processus et d’en analyser leur criticité. 

Il s'agit ensuite de choisir une stratégie de continuité, composée de solutions de différents niveaux, et d'un mix entre des mesures de prévention (comment réduire l'apparition des sinistres), de détection, de réaction et de protection (comment réduire l'impact et faire face en cas de sinistre).

 

La stratégie décidée doit s'appuyer sur un plan de réduction des risques, un plan de continuité comprenant notamment une cellule de crise rassemblant la direction générale, les directions métiers, la direction des risques et le contrôle interne, un ou plusieurs plans de contournement et un plan de retour à la normale.

Les solutions proposées doivent être testées. Une mise à jour permanente doit être réalisée afin de suivre les évolutions de la société.

 

 

Annexe 2 : Extrait du Bulletin Officiel de la Banque de France N°63 : Règlement 2004-02




 

4.5           Les liens entre l’accord de Bâle 2, le règlement 2004-02 et la démarche de « Management par la qualité »

 

 

La continuité d'activité est devenue un critère de plus en plus pris en compte par les investisseurs et les régulateurs. A la fois la Loi de Sécurité financière, le Code du Commerce, les recommandations de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) et le règlement CRBF 2004-02 incluent des aspects de maîtrise des risques et de contrôle interne.

 

Concernant les banques, Bâle 2 considère que leur stabilité dépend de fonds propres adaptés à l'ensemble de leurs risques. Parmi ces derniers, le risque opérationnel s'est récemment ajouté aux risques plus traditionnels de crédit et de marché. Cette évolution doit permettre une réallocation des fonds propres reposant sur des ratios plus fins.  Les décisions entérinées à Bâle impactent à leur tour les textes législatifs français. Ainsi, les «procédures de secours informatiques» évoquées par le règlement 97-02 du  CRBF laissent place dans la révision de 2004-02 à un descriptif détaillé d'un plan de continuité d'activité (PCA)  documenté, cohérent et testé.

 

Le lien entre la mise en place du PCA, l’accord de Bâle 2 et le projet « Management par la Qualité » s’impose dans la mesure où les risques opérationnels les plus graves peuvent occasionner une baisse ou une cessation d’activité.

D’autre part, les causes d’un sinistre déclenchant le PCA peuvent être liées à un risque opérationnel.

 

Ces deux obligations légales sont également liées à d’autres normes européennes.

Schéma mettant en évidence les liens entre les différentes obligations légales et les référentiels de gestion des établissements financiers :

 

ROI: Retour sur investissement
IAS / IFRS: Normes comptables européennes
 

5                     Le projet « Management  par la qualité »

Les contextes (légaux, économiques et stratégiques) ayant été présentés dans le chapitre précédent, il s’agit de décrire dans ce chapitre ma mission proprement dite.

 

 

5.1           Présentation de l’existant

 

Un projet nommé « accord de Bâle 2 » a débuté en juin 2003. Ce projet était mené par les contrôleurs de gestion et le service  « Contrôle Interne ». Ils avaient commencé à expliquer à tous les services et au comité de direction le but de cet accord.

L’accord de Bâle 2, déjà très complexe à la base, a été présenté par des spécialistes à des non-initiés en utilisant un vocabulaire juridico-financier. Le retour de ces présentations est très mauvais. Aucun chef de service n’a, pour le moment, compris l’intérêt et son rôle dans le recensement des risques opérationnels. Sans recensement, les mesures nécessaires à la prévention, à la correction, ou à la maîtrise du risque ne pourront être trouvées et appliquées.

 

En décembre 2003, aucune fiche de recensement n’a été remplie et transmise au service « Contrôle Interne » censé les archiver dans une base de données. Or, pour pouvoir appliquer l’accord de Bâle en 2007, et surtout la méthode de calcul des fonds propres choisie par SOCIÉTÉ X, il faut avoir au minimum trois années d’historique des risques opérationnels avérés lors de la mise en place. La période d’historique sur les risques opérationnels s’élèvera par la suite à 5 ans.

D’autre part, ce projet réglementaire a été étouffé par un projet commercial stratégique.

 

La direction met aujourd’hui l’accent sur l’importance de la mise en place des accords de Bâle 2 mais également du règlement 2004-02 du CRBF. Ces deux obligations légales étant liées par la nouvelle notion de risque opérationnel.

 

En rebaptisant le projet « Management par la qualité » et en lui donnant une nouvelle dimension, la direction de SOCIÉTÉ X souhaite impliquer tous les collaborateurs. L’association d’une démarche de « Management par la qualité » à des obligations légales doit faire de ce projet un projet d’entreprise.

Ce projet témoigne également la volonté de la direction de répondre aux attentes des collaborateurs et des clients en plus des attentes réglementaires.

 

5.2           Vers une démarche de management par la qualité

La démarche de management par la qualité implique de profonds changements pour tous les collaborateurs de la SOCIÉTÉ X. Il a donc fallu adapter et communiquer un certain nombre de concepts voire de postulats. Toutes les informations ci-après ont été transmises lors des différentes réunions sur le sujet.

 

Tout d’abord, il a été rappelé que les processus de traitement sont les « recettes de cuisine »  d’une entreprise. Ce sont ces processus de traitement qui génèrent les produits et les services. Ils sont donc la source de la qualité. A la SOCIÉTÉ X, les processus de traitement sont rarement critiqués et modifiés, malgré les évolutions d’ordre organisationnel ou technique. D’autre part, les processus de traitement ne sont pas toujours maîtrisés de bout en bout par les opérationnels ou les managers.

 

De plus, la culture de la transmission orale de l’information est très présente. Des procédures de traitement existent mais ne concernent pas toutes les activités de l’entreprise ou n’ont pas été remises à jour après des réorganisations. Le départ de certaines personnes génère une perte d’informations.

Le cœur du métier de chacun n’est pas inscrit dans des procédures mais suppose une formation préalable (interne ou externe).

 

Dans le cadre de la démarche de management par la qualité et afin de répondre aux nouvelles obligations légales, les processus et les procédures devront être contrôlés plus fréquemment par le service « Contrôle interne ».

 

Actuellement, les collaborateurs sont plus jugés sur les quantités produites (nombre d’appels pris dans l’heure, nombre de dossiers traités, nombre de courriers traités…) que sur la manière dont la production est réalisée. Très peu de managers vérifient quotidiennement  le respect des processus de traitement.

Or, la satisfaction Clients (interne ou externe) ne passe pas, ou très peu, par la mesure de la productivité (combien), mais par la mesure de la qualité de la production (comment).

 

Tout le monde est conscient que l’erreur est humaine et que le zéro défaut n’existe pas ; le risque opérationnel (forme d’acte de non-qualité) est donc potentiellement présent à toutes les étapes de la production. Néanmoins, en identifiant les risques opérationnels, puis en les réduisant par la mise en place de procédures adaptées, la satisfaction Client ne peut qu’être améliorée. Un client satisfait est un client fidèle donc générant du chiffre d’affaires pour l’entreprise.

 

Pour que les risques opérationnels soient identifiés au plus tôt, il faut des indicateurs et des tableaux de bord pour leur suivi. Mesurer, suivre et analyser les indicateurs sont les conditions essentielles pour que la démarche de « management par la qualité » soit efficace.

Chaque service a en charge de trouver les indicateurs adéquats pour la mesure de la qualité et non plus la productivité.

 

Dans un premier temps, nous allons nous servir du recensement des risques opérationnels pour vérifier la mise en place des mesures préventives, correctives et palliatives dans des procédures « métier ».

 

La mise en place de la démarche est l’occasion pour chacun de réfléchir sur son rôle dans l’entreprise, sur le but de ses activités et sur l’intérêt et l’importance de l’utilisation de certains outils ou tiers.

 

Cette démarche est également une opportunité pour les managers de reconnaître les efforts et les résultats de chacun. Les collaborateurs seront donc jugés sur le qualitatif en plus du quantitatif.

Par une reconnaissance du travail des collaborateurs, nous devrions atteindre une meilleure efficacité car chacun sera acteur de la démarche. Par ailleurs, en impliquant tous ses collaborateurs, le manager leur permet de s’exprimer sur l’évolution de leurs activités.

 

En adoptant tous ces nouveaux principes, SOCIÉTÉ X tente ainsi de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue.


 

Nous pouvons ainsi inclure la démarche de « Management par la qualité » dans la roue de Deming (PDCA).

  

 

La démarche de management par la qualité implique que les services travaillent sur les axes suivants :

 

-         L’identification de leurs activités.

-         La mise à plat de procédures pour le traitement de leurs activités ainsi que pour le traitement des incidents.

-         La formalisation des procédures de traitement.

-         L’identification des actes de non-qualité (risques opérationnels).

-         La mise en place de procédures de contrôle.

-         La vérification du respect des procédures.

-         La mesure de la satisfaction Clients.

-         Formalisation des procédures dégradées.

-         L’identification des risques.


 

5.3           Déroulement du projet et moyens mis en œuvre :

 

 

Chronologie du projet « Management par la qualité » :

 


 

Mon rôle est de sensibiliser les équipes au management par la qualité et au recensement des actes de non-qualité (risques opérationnels).

Tout d’abord, j’ai dû comprendre les exigences de l’accord de Bâle 2 et le règlement 2004-02 du C.R.B.F. (Comité de la réglementation bancaire et financière)

Puis, mettre en place les réunions de présentation du projet « Management par la Qualité » dont un des buts était faire réfléchir les services sur leurs activités, leurs outils et les tiers avec qui ils travaillent. Ces présentations ont été faites service par service. Les acteurs de ces réunions étaient, pour la plus grande majorité, les managers (encadrement).

J’ai eu en charge l’animation de ces réunions et le suivi de l’avancement du recensement.

Afin d’éviter l’effet « tunnel » sur le projet et d’impliquer tous les collaborateurs de la société X, une communication est réalisée.

 

Dans la deuxième partie de ma mission (depuis Avril 2004), j’ai participé à plusieurs groupes de travail complémentaires à ma mission initiale. Ainsi, j’ai travaillé sur le plan de continuité d’activité exigé par le règlement 2004-02 du CRBF. Tous les éléments sortants (résultats des brainstormings) des réunions « Management par la qualité » ont permis d’initier les réflexions de chaque service.

D’autre part, un groupe de travail a été constitué pour la création d’un intranet de recensement des risques opérationnels. Pour répondre aux attentes des services, nous avons demandé au service informatique de développer une application intranet permettant de simplifier et sécuriser le recensement des risques opérationnels.


 

5.3.1     Les réunions « Management par la qualité »

 

Annexe 3 : Présentation utilisée dans le cadre des réunions « Management par la qualité »

 

Afin de faire réfléchir les chefs de groupe et les chefs de services (encadrement), il a été décidé d’organiser des réunions « Management par la qualité » d’une demi-journée. Elles ont permis de faire travailler les services sur le recensement de leurs activités, des outils et des tiers (services internes ou sociétés prestataires).

 

Des objectifs devaient être atteints durant la réunion :

-         La démarche de « Management par la qualité » devait être présentée et comprise par tous.

-         Une organisation propre au service participant devait être trouvée. Il était nécessaire de déterminer le(s) rapporteur(s) et le garant sur le projet.

-         Au moins une fiche de recensement devait être remplie afin, d’une part, de former les managers à l’outil de recensement et, d’autre part, de constituer une base de risques opérationnels potentiels.

 

Après une introduction présentant les objectifs du projet « Management par la qualité » (points décrits dans les paragraphes  5.1 et 5.2), j’ai exposé la démarche à utiliser.


 

La démarche est découpée en 5 étapes :

 

1-            Le recensement des activités du service par le biais d’un brainstorming « individuel ».

Le principe était d’inscrire une et une seule activité par carton. Sans censure et sans commentaire, les cartons « Activité » étaient installés sur des Métaplans (panneau) et regroupés en domaines d’activités. Je créais les cartons « Domaine » au fur et à mesure qu’ils étaient mis en évidence par le regroupement d’activités.

 

Afin d’être le plus complet possible, je proposais ensuite de faire le même exercice en listant les outils et les tiers. La technique de brainstorming « collectif » a été adoptée. Au lieu que chaque participant indique sur un carton les outils et les tiers avec qui il travaille, une personne notait tous les éléments remontés par le groupe.

 

En croisant les différentes activités initialement identifiées, les outils et les tiers, des ajouts ou des modifications pouvaient être apportés.

     

Ø      Ces exercices permettent de mettre en évidence les activités de chaque service. Le résultat pourra servir lors de la création de la cartographie des processus de l’entreprise.


Ø       

Photos exemples de métaplans :

Activités

 

Activités

 

Activités

 

Outils

 

Tiers

 

Indicateurs

 


 

2-            L’identification des risques de non-qualité pouvant survenir

 

En s’appuyant sur les métaplans (panneaux sur lesquels sont affichés les fiches issues des brainstormings), je posais la question suivante : « Que se passe-t-il dans votre service si une activité, un outils ou un tiers était supprimé ou défectueux ? »

 

Cette question a permis la remontée de risques opérationnels potentiels. A chaque risque évoqué, a été associé une ou plusieurs unités de mesure du risque.

Ainsi simplement, les acteurs de la réunion ont su identifier les risques opérationnels potentiels et mesurer leurs impacts dans le service, voire sur la société.

 

En parallèle des discussions sur les risques opérationnels potentiels identifiés, ont été construites les premières fiches de recensement sur des cas déjà survenus.

Non seulement cet exercice a permis au service de s’approprier l’outil de recensement, mais il a également permis son recettage. Des corrections et des adaptations ont du être apportées.

 

Annexe 4 : Exemple de fiche de recensement d’un risque opérationnel potentiel.

 

Des indicateurs (unités) de mesure permettant d’évaluer les pertes, manques à gagner ou les gains ont été évoqués et listés.

Chaque participant a ainsi constaté qu’il était simple de déterminer, pour un risque identifié, les indicateurs de mesure permettant de le quantifier.

Les indicateurs les plus courants ont été : nombre d’heures travaillées, perte financière,  perte d’encours.


 

3-            La mise en place d’une organisation pour le recensement des risques opérationnels

 

Ne souhaitant pas imposer aux services une organisation pour le recensement des risques, nous avons laissé les participants aux réunions trouver une organisation propre à leur service.

Le but de cette organisation est de simplifier le recensement et d’avoir le nom du ou des rapporteurs pour améliorer le suivi.

D’autre part, le choix par le service permet aux managers de s’approprier la méthode et le projet. Les managers étaient responsabilisés et directement acteurs de la démarche.

 

Ø Une organisation pour le recensement et la communication sur le projet.

 

4-            Mise en place de la surveillance

 

Chaque service doit mettre en place les mécanismes de surveillance pour identifier les risques opérationnels. Mesurer et surveiller pour s’améliorer.

Un des objectifs de la réunion était de faire réfléchir les services sur l’organisation qu’ils allaient mettre en place pour surveiller leurs activités.

Cette organisation est propre à chaque service et doit tenir compte de sa composition et de ses processus de traitement.

 

Ø Une organisation pour la surveillance des activités.

 

 


 

5-            Mise en œuvre de la démarche qualité dans les services

Chaque service, chaque collaborateur doit être acteur de la démarche.

Cette cinquième étape dans la démarche permet de rappeler les principes élémentaires de la qualité :

-         La mise à plat des différents processus mis en œuvre dans le cadre de chacune des activités.

-         La formalisation des procédures de traitement.

-         La mise en place de procédures de contrôle.

 

 

 

A l’issue de chaque réunion, un compte-rendu reprenant toutes les informations échangées était rédigé. L’organisation choisie ainsi que les remarques et les réponses aux questions restées sans réponse ont été inscrites au compte-rendu. Il  permet aux managers d’avoir une base de travail pour continuer la démarche avec leurs collaborateurs.

D’autre part, en utilisant l’outil ‘Brainstorming’, nous donnions aux managers la possibilité d’utiliser cette même méthode avec leurs équipes pour identifier avec plus de précision les activités, les outils et les tiers de leur service.

 

 

 

      Annexe 5 : Exemple de compte-rendu de réunion

 


 

5.3.2     Communication et suivi de projet

 

SOCIÉTÉ X dispose d’un journal interne publié tous les mois et distribué à tous les collaborateurs avec leur bulletin de salaire.

L’édito du mois de janvier a été consacré au projet « Management par la qualité ». J’ai rédigé et mis en page cet édito.

En publiant dans le journal interne la présentation générale du projet, SOCIÉTÉ X dévoile en quelque sort sa politique qualité.

Mais, cet édito a également pour but de susciter la curiosité des collaborateurs afin qu’ils incitent leur manager à leur fournir des informations complémentaires lors de réunions. 

 

Edito du journal interne PASSerelle :

Rectangle: Le mois de janvier est le mois où, traditionnellement, chacun prend de bonnes résolutions. Janvier était donc le mois idéal pour démarrer un projet nommé « Management par la qualité ».
Ce projet a pour but la mise en place, dans tous les services, d’une démarche de qualité pour l’amélioration de la satisfaction Clients, l’augmentation du chiffre d’affaires en impliquant tous les collaborateurs dans l’évolution de nos métiers.
La qualité est l’affaire de tous. Vous, comme moi, serez les acteurs de ce projet qui répondra à de nombreuses attentes (Collaborateurs, Clients et Réglementaires).
Il ne faut pas oublier que la satisfaction Clients doit être au cœur de toutes nos réflexions. Un Client satisfait est un Client fidèle.
2004 sera une année de qualité !
 

 

 

 


 

 


Des mails hebdomadaires sont rédigés et adressés aux chefs de services et aux rapporteurs désignés dans le cadre du recensement des risques opérationnels afin de leur rappeler les incidents vus par le service Organisation. Ce service, ayant en charge la gestion des dysfonctionnements liés aux systèmes informatiques, a connaissance d’un grand nombre d’incidents.

 

Le mail permet de faire un bilan sur l’avancement du recensement et comparer service par service le nombre d’incidents recensés soit sous forme chiffrée soit sous forme d’un graphique.

 

 

 

 

cumul période

Analyse du risque

11

Contrôle interne

1

DAF

14

Info

2

Marketing

8

Orga

5

RH

1

Risque

12

SRC

9

SRM

19

TOTAL

82

Exemple de tableau de synthèse

 

 

Exemple de graphique de synthèse

 

 


 

Dans la courte analyse quantitative incluse dans le mail, je fournis aussi un comparatif entre le nombre d’incidents ouverts et le nombre d’incidents identifiés par le service Organisation.

 

Exemple de graphique utilisé :

 

Afin de créer ce mail, j’utilise 2 outils. D’une part, un intranet de suivi et d’archivage des incidents ouverts auprès de notre infogérant  (« Intranet Apollo ») et, d’autre part, un tableau de bord que j’ai construit pour le suivi ‘quantitatif’ des fiches de recensement.

Je dois analyser toutes les dysfonctions présentes dans l’intranet « Apollo » afin d’identifier les risques opérationnels.

 

Annexe 6 : Exemple de mail

Annexe 7 : Le tableau de suivi du recensement

 

 

L’ « INFO PROJET » (outil de communication sur les projets en cours) inclut le projet «Management par la qualité ». Cet outil, présenté sous forme de présentation PowerPoint et remis à jour tous les mois, a pour but de fournir aux managers les informations sur tous les projets de l’entreprise ainsi qu’un point d’avancement. L’  « Info Projet » a été créé pour éviter l’effet « tunnel » sur les projets et la mise à disposition d’informations pour tous.

 

5.3.3     Traitement des fiches de recensement : Constitution de la base de données

 

Recensement signifie collecte, stockage, sécurisation et traitement de données.

 

Dans un premier temps, un tableau Excel a été élaboré pour permettre de saisir, sous un modèle commun, toutes les informations indispensables au service « Contrôle Interne ».  Les fiches de recensement (1 fiche = 1 fichier Excel) sont créées et stockées sur un disque réseau commun à tous les utilisateurs.

Malgré toutes les évolutions effectuées sur ce premier outil de recensement, les attentes des utilisateurs n’étaient pas totalement satisfaites.

De plus, les traitements manuels restent trop importants. En effet, les fiches sont compilées et traitées manuellement par le « Contrôle Interne ».

Bien qu’une organisation sur le stockage des fiches ait été mise en place, mon bilan quantitatif périodique est créé manuellement en dénombrant les fiches une à une.

En fin, les fiches étant stockées sur un disque réseau, il est possible de modifier ou supprimer les fiches présentes sans aucun contrôle ou aucune contrainte technique.

Nous n’avons pas non plus la possibilité de contrôler la conformité de la validation par les chefs de service.

 

Compte tenu des difficultés rencontrées pour la saisie des informations par les utilisateurs et l’extraction des données à des fins de suivi et de statistiques, une aide a été demandée au service informatique. D’autre part, il apparaît évident que la solution adoptée n’est pas une solution pérenne.

 

Ainsi, une application informatique est en cours de finalisation. Elle permettra d’automatiser les traitements mais surtout d’archiver de façon sécurisée toutes les informations.


 

Cet intranet prend en charge les contraintes suivantes :

·        stocker les informations dans une base de donnée sécurisée

·        contrôler l’accès à l’application pour la création, la modification, la suppression des fiches de recensement

·        contrôler la validation des fiches par le chef de service

·        utiliser une interface graphique connue et maîtrisée par les utilisateurs

·        extraire des bilans quantitatifs et qualitatifs rapidement et simplement

 

Plus globalement, en mettant en place un intranet, nous répondons d’avantage  aux exigences de l’accord de Bâle 2. En effet, le recensement doit être fiable, continu et sans omission. Faute de quoi, l’organisme en charge de valider notre choix de la méthode dite « Approche Mesures Complexes »  pourrait refuser que nous appliquions le ratio de Mc Donough.  La méthode standard nous serait alors imposée.

 

 

Ø      Comment a été créée l’application intranet?

 

Sur la base de l’existant (fiche de recensement Excel) et des observations remontées par les utilisateurs, les études informatiques construisent une application intranet.

Cette application est totalement paramétrable. Elle permet la compilation et la synthèse des données.

L’ « intranet RO », tel qu’il a été baptisé, ayant été développé en interne à SOCIÉTÉ X, présente une interface graphique simple et connue. Cette dernière reprend la charte graphique de notre intranet métier de gestion des comptes clients. Ainsi, les utilisateurs pourront utiliser le nouvel outil sans formation spécifique mais avec une simple présentation.


 

Dans le cadre de ma mission, j’ai participé à la formalisation des besoins et à la validation de la maquette.

Contrairement à nos habitudes, le processus de traitement des projets informatiques (voir §3.2 « Schéma des étapes de la gestion de projet ») n’a pas été appliqué. Ce choix s’est imposé de part la proximité et l’étroite collaboration avec l’équipe des « Etudes Informatiques ».  De plus, le service « Etudes Informatique » ayant participé aux réunions « Management par la qualité », le chef de projet, les analystes et les développeurs avaient une parfaite connaissance de la cible à atteindre.

 

L’application, qui doit être livrée aux utilisateurs courant septembre, va devoir être recetter. Il s’agit de tester toutes les fonctionnalités avant la mise à disposition aux utilisateurs.

Comme de nombreuses fiches de recensement ont déjà été créées par les services, nous les utiliseront pour recetter. La phase de recettage servira ainsi à la reprise de l’existant.

Les utilisateurs pourront, du jour au lendemain, passer sur le nouvel intranet sans perdre un an de recensement.


 

Exemples de pages de l’intranet Risques Opérationnels :

 

INFORMATION CONFIDENTIEL

 


 

5.3.4     Le projet « Plan de Continuité d’Activité »

 

Lorsque l’on parle de management par la qualité, nous faisons référence au domaine de la qualité mais également à la sécurité. Il s’agit même de management intégré Q., S., E. (Qualité, Sécurité, Environnement).

La partie environnement rentre dans le cadre d’une de mes missions mais ne sera pas développé dans ce rapport.

Néanmoins, la qualité et la sécurité sont traitées dans le projet « Plan de Continuité d’Activité »

 

Ce projet est géré par le service « Contrôle interne ». Ma mission consiste à construire le Plan de Continuité d’Activité du service Organisation. J’ai également assisté le service « Contrôle interne » dans la création et la mise en place des outils.

 

Tous les services sont partis du même point de départ : les comptes rendus des réunions « Management par la qualité » où figurent les résultats des brainstormings « activités », « outils » et « tiers ».

En effet, avant de définir les activités indispensables à maintenir et les priorités de maintien, il est impératif de savoir précisément ce que fait le service et quels sont les outils utilisés.

 

Dans un premier temps, chaque service a remplis un tableau Excel récapitulatif des activités à maintenir en précisant pour chacune d’entre elle :

-         une brève description de l’activité

-         la ou les personnes ayant habituellement en charge l’activité

-         l’impact juridique, financier et d’image en cas de non réalisation de l’activité

-         la nécessité ou non d’avoir une procédure de traitement

-         les outils indispensables pour la réalisation de l’activité

-         le délai de maintien

-         les personnes à informer pour le maintien en période de crise


 

Dans le cadre de ma mission, j’ai élaboré  en collaboration avec le Contrôle Interne le modèle de « PCA service ».

Ce modèle a non seulement pour objectif de simplifier la démarche des services mais également de simplifier la synthèse par le Contrôle Interne.

 

L’outil QQCOQPC a été utilisé afin de ne pas oublier d’éléments indispensables.

 

Quand : Délai de maintien des activités

Qui : Qui réalise l’activité en période de crise

Combien : Combien de personnes est nécessaire à la réalisation de l’activité

Où : Destination des personnes mobilisées

Quoi : Quelle tache doit être réalisée

Pourquoi : le pourquoi est le même pour toutes les activités à maintenir et correspond à la cause du déclenchement du PCA. La cause nous pouvant être anticipés, elle ne figure pas dans le tableau PCA.

Comment : Quels sont les outils et les pré-requis nécessaires au maintien de l’activité

           

 

Annexe 8 : Extrait des tableaux du PCA du service « Organisation »

 

 

Non seulement, il nous a fallu réfléchir sur les activités à maintenir mais également aux ressources humaines, aux moyens matériels, aux infrastructures et à l’environnement.

 

Le règlement 2004-02 précise qu’il faut imaginer divers scénarios en fonction des cas de crises pouvant survenir.

Ainsi, nous nous efforcions de penser aux pires crises qui ont pu se produire dans le monde (inondation, incendie, catastrophe SEVESO, 11 septembre 2001,…).

Des recherches ont été faites pour définir une liste de risques liés à l’environnement extérieur.


 

Nous avons identifié, entre autre, les risques suivants: 

-         Plusieurs sites SEVESO dans un périmètre proche.

(voir liste des sites en Annexe 9)

-         Un couloir aérien fréquenté par le Centre d’Essai en Vol de Brétigny.

-         L’autoroute A6 où circulent de nombreux camions pouvant transporter des matières dangereuses.

 

Notre démarche s’inscrit dans le processus de mise en place du P.C.A..

Cette démarche pourrait également s’inscrire dans le PDCA de la roue de Déming.

 

Processus de mise en place du P.C.A. :

 

Tous les travaux menés jusqu’à présent ont pour objectif de répondre à la première phase du processus ci-dessus.

La deuxième étape, qui débutera courant septembre, consistera à déterminer les conditions de gestion de la crise, de reprise des activités dans un cadre normal et de gestion de la fin de la crise.

Des mises à jour ainsi que des tests périodiques seront indispensables pour le maintien en conditions opérationnelles.


 

6                     Bilans

Afin d’être complet, il m’apparaît indispensable de faire un bilan à deux niveaux. D’une part, un bilan sur le projet « Management par la qualité » et, d’autre part, un bilan personnel sur les enseignements de ma mission dans le cadre de la formation.

 

6.1           Bilan sur le projet

 

Ma mission consistait à mettre en place une démarche de « Management par la qualité ».

Les réunions de présentation du projet « Management par la qualité » étaient le point de départ de la démarche, mais la communication et le suivi présentent une part importante de ma mission. Des projets annexes sont venus compléter la démarche initiée.

 

Les objectifs fixés ont quasiment tous été atteints.

-         La quasi-totalité du collège cadre a assisté aux réunions.

9 services / 11.

-         Une liste très complète des activités pour chaque service a été dressée. Cette liste a pu être réutilisée pour d’autres projets.

-         7 services ont mis en place une organisation lors de la réunion « Management par la qualité ».

Soit 88% de l’objectif atteint.

-         Au moins une fiche de recensement sur un risque opérationnel potentiel a été créée lors de chaque réunion.

Soit 100% de l’objectif atteint.

-         Une communication permanente a eu lieu grâce à un mail hebdomadaire et des entretiens informels réguliers

-         Un bilan quantitatif hebdomadaire a été envoyé par mail aux chefs de services et aux rapporteurs.

-         Le nombre de fiches créées en 8 mois est inférieur à nos attentes et la qualité du contenu n’est pas toujours à la hauteur des exigences. L’intranet « RO » devrait donner un nouvel élan.

-         Le plan de continuité d’activité pour le service Organisation a être écrit avant le 1er Juillet.

 

 

 

6.2           Bilan personnel, enseignements sur la mission

 

Cette mission, qui se poursuit au-delà du cadre de ma formation,  m’a permis de mettre en application :

-         Les techniques d’animation de réunions

-         Les points étudiés en communication.

-         L’animation des brainstormings et indirectement certains principes des techniques OMQ QFD.

-         Les techniques de gestion de conflits lors des réunions mais également lors du suivi du projet.

-         Les outils de la qualité (QQOQCP + Diagramme de Gantt).

-         Certains principes de management décrits dans la norme ISO9001v2000.

-         Les principes de management intégré Qualité, Sécurité et Environnement.

-         L’utilisation des outils bureautiques.

 

 

Grâce à ce projet, j’ai compris un grand nombre de principes et de techniques de management. J’ai pris conscience que le projet « Management par la qualité » peut s’inscrire dans une démarche de management intégré Qualité, Sécurité, Environnement.

Enfin, j’ai identifiés les interactions entre certains projets qui me paraissaient bien distincts jusqu’à présent. 


 

7                     Conclusion

 

La qualité est, en ce moment, un sujet largement traité par nos actionnaires.

Ainsi, le projet « Management par la qualité » sert de motif à la rationalisation de certaines activités et certains processus en vu d’une amélioration continue à tous les niveaux.

 

Néanmoins, si aujourd’hui la démarche de « Management par la qualité » est initiée, le chemin à parcourir reste encore long.

Mais, sans aucun doute, les années à venir seront placées sous les signes de la Qualité et  de la Sécurité sans oublier l’Environnement.

 

 

 


 

8                     Lexique

 

 

AMF

Autorité des Marché Financiers

CRBF

Comité de la Réglementation Bancaire et Financière

CSIF

Direction informatique

FICP

Fichier des Incidents de remboursements de Crédits aux particuliers

IAS

Norme comptable européenne

IFRS

Norme comptable européenne

PCA

Plan de Continuité d'Activité

RO

Risque Opérationnel

ROI

Retour sur investissement

SOCIÉTÉ X

La société X

XXX

Application des gestions des comptes clients

 


 

9                     Bibliographie / Sources

 

-       BANQUE DE REGLEMENTS INTERNATIONAUX :

COMITE DE BALE SUR LE CONTROLE BANCAIRE:

-         « Nouvel accord de Bâle sur les fonds propres », avril 2003

-         « Nouvel accord de Bâle sur les fonds propres : note explicative » du 16/01/2001,

source : www.osfi-bsif.gc.ca/fra

-         « Vue d’ensemble du nouvel accord de Bâle sur les fonds propres », avril 2003.

 

 

 

-       BANQUE DE FRANCE :

·               Accord de Bâle 2

www.banque-France.fr/fr/telnomot/infobafi/bal2.pdf

www.banque-france.fr/fr/telechar/note_ex.pdf

 

·               Règlement 2004-02

www.banque-france.fr/banque_de_france/fr/telnomot/texte/pdfbof/bof_63.pdf

www.banque-france.fr/banque_de_france/fr/telechar/cb/cb30_1.pdf

www.banque-france.fr/banque_de_france/fr/telchar/2004/etude1.pdf

 

 

  

-         Article paru dans la « NEWSLETTER VISION » de janvier 2003.

 

 

-         Article paru dans la « Lettre des services financiers »  N°8 de Mai 2004.

Titre : De nouvelles obligations en matière de contrôle interne

 

-           Article paru dans « Les échos » du 17/03/2004 

Titre : Continuité d’activité : ce que font les banques

 


10             Annexes

 

Chapitre

Libellé

1

3.2

Organigramme de la société X

2

4.4

Extrait du Bulletin Officiel de la Banque de France N°63 – Règlement 2004-02

3

5.3.1

Présentation utilisée dans le cadre des réunions « Management par la qualité »

4

5.3.1

Exemple de fiche de recensement d’un risque opérationnel potentiel

5

5.3.1

Exemple de compte rendu de réunion

6

5.3.2

Exemple de mail

7

5.3.2

Extrait du tableau de suivi du recensement

8

5.3.4

Extrait des tableaux du PCA du service Organisation

9

5.3.4

Liste des sites SEVESO

 



[1] Xxxxx  est le nom de l’applicatif de gestion des comptes utilisateurs

[2] Définition selon l’accord de Bâle 2 : voir chapitre 4.3.2

[3] Le comité de Bâle est constitué des banques centrales et autorités de contrôle bancaire des principaux pays industrialisés (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse)

 , qui se réunit tous les 3 mois à la Banque des Règlements Internationaux à Bâle.

 

[4] Le nouveau ratio à appliquer est le ratio de Mc Donough remplaçant le ratio de Cooke

[5] En ce qui concerne SOCIÉTÉ X, il s’agit du conseil d’administration et du comité de direction